Série coup de coeur : Orange is the new black

Ma série coup de coeur : orange is the new black

Suite à mon article sur TVShow Time, l’appli que j’utilise pour être à jour dans mes séries, je vous parle aujourd’hui de ma série coup de cœur du moment : Orange is the new black! Il faut dire que j’en ai vu des séries : Game of Thrones, The Walking Dead, Ray Donovan, the 100, Vikings, … Et pourtant,Orange is the new black décroche la première place, suivie de près par Game of Thrones ! Dans cet article je vous parle de cette série, des questions qu’elle soulève et de tout ce que j’ai pu aimer … garanti sans spoilers ! 😉

Orange is the new black est une série américaine créée par Jenji Kohan et diffusée sur Netflix depuis 2013. C’est une adaptation du livre autobiographique de Piper Kerman « Orange is the new black : my year in a women’s prison ». Déjà, ça commence bien. J’adore les autobiographies et les films/livres inspirés d’histoires vraies. Ça donne tout de suite une autre dimension au produit, bien plus réelle et touchante.

 

Un scénario peu conventionnel

Ce qui m’a plu en premier lieu dans cette série, c’est son caractère peu conventionnel.

L’histoire tourne, entre autres, autour du personnage principal qu’est Piper Chapman, une blondinette de bonne famille incarcérée suite à une histoire rocambolesque entre amour lesbien et trafic de drogue. Autour d’elle, des femmes. Des jeunes, des vieilles, des folles, des criminelles, des innocentes. Et des gardes.

orange is the new black

Ces personnages font partie du nouveau quotidien de Piper et construisent ce huit-clos qu’est la prison pour femmes de Litchfield. Autant vous dire que la vie n’y est pas rose tous les jours : entre tensions, coups bas et déceptions amoureuses, OITNB montre la réalité de l’univers carcéral. Et sans chichis.

Bien loin des clichés féminins habituels, OITNB présente un scénario original sur le « sexe faible », le tout dans un ton humoristique et second degré qui rend accro !

La taule, une histoire de bonhommes ? Certainement pas.

 

Une image de la femme qui casse les clichés

Ainsi, Orange is the new black présente une nouvelle image de la femme plutôt rare dans le milieu de l’audiovisuel : la détenue. La série ne s’arrête d’ailleurs pas à cette condition et met aussi en lumière les femmes du monde telles qu’elles sont d’un point de vue physique : ni photoshopées, ni maquillées et encore moins bien habillées, uniforme oblige. Ici, il y a du poil sous les bras, des cheveux gras, de la cellulite, des seins qui tombent et des règles tous les mois.

Bien loin de la femme parfaite que l’on voit bien trop souvent à la télévision – toujours maquillée, bien coiffée et épilée de près – ici, on parle culottes, serviettes hygiéniques, crêpages de chignon et jalousies. En bref, on parle de la femme, la vraie. Pas celle qui est soumise au diktat de l’apparence. Et c’est ça qu’on aime.

 

L’égalité homme/femme au cinéma

Quand on créé une série avec un casting composé à 90 % de femmes, inévitablement, on transmet un sacré message d’égalité des sexes. Pour ma part, hormis « Desperate Housewives », je ne connais aucune série qui ait parié sur un casting à majorité féminine.

Yael Stone, l’une des actrices de la série (« Morello » pour ceux qui connaissent) avoue d’ailleurs que « les producteurs ont enfin pris note que mettre des femmes en avant pouvait avoir un intérêt commercial ».

Il y a donc une raison de plus pour se mettre à Orange is the new black : valoriser le poids des femmes dans l’industrie cinématographique !

 

Une lutte contre la ségrégation

Décidément, cette série explore toutes les causes possibles ! Après l’égalité des sexes, c’est désormais la diversité qui est mise à l’honneur !

Comme je l’évoquais précédemment, il y a des jeunes, des vieilles, des folles, des criminelles, des innocentes, … mais pas que !

« Il y a des Latinas, des Afro-Américaines, des Asiatiques, des femmes blanches d’âges et de tailles diverses, des lesbiennes, des hétéros, une personne transgenre, et toutes coexistent dans une seule et unique série », explique l’actrice Uzo Aduba (« Crazy Eyes » dans la série).

« Nous embrassons la diversité, pas seulement sur les origines, mais aussi sur les différentes morphologies, les orientations sexuelles… Cette série est vraiment le reflet du monde dans lequel nous vivons », ajoute l’actrice Selenis Leyva (« Mendoza »)

D’ailleurs, cette lutte contre la ségrégation se retrouve aussi dans l’importance des personnages. Bien que Piper Chapman soit le caractère principal, les autres personnages deviennent, au fur et à mesure, presque tout aussi importants. Personne n’est oublié, chacun a son intérêt et apporte un nouveau souffle à la série qui ne tourne pas en rond.

 

L’amour plus fort que tout

Bien que ce titre fasse un peu « roman à l’eau de rose », il transmet bien l’idée que – malgré les difficultés de la détention et la diversité des personnalités – l’amour, la solidarité et l’humour subsistent toujours !

Les personnages sont vraiment attachants car débordants de sincérité.

Bien sûr, Jenji Kohan n’essaie pas d’excuser les crimes de ses héroïnes mais de montrer comment elles en sont arrivé là. En utilisant le flash-back, la réalisatrice montre l’enfance terrible de ces femmes et prouve que l’habit ne fait pas le moine. Abusées par leurs parents, c’est généralement leur éducation plutôt que leur personnalité qui les a conduite à la réclusion. On a affaire ici à une question sociale qui malheureusement se démontre encore aujourd’hui.

 

La dénonciation du système économique carcéral

Cette «question» sociale s’accompagne d’une dénonciation des systèmes pénitenciers américains. Tout au long de la série, les prisonnières de Litchfield sont confrontées à des contraintes budgétaires (surpopulation, nourriture infecte et dépassée, utilisation des détenues comme employées, et j’en passe…). Effectivement, on peut parfois confondre cet établissement de réclusion avec un établissement de production. Ici, il s’agit de transformer des détenues peu productives en employées capables de générer des bénéfices.

 

Une série à ne pas louper

C’est donc tous ces aspects là qui m’ont fait adorer la série. Au delà du caractère intellectuel et politique qu’elle peut avoir, Orange is the new black est une série humoristique et touchante dont on ne se lasse pas. Les histoires entre détenues (majoritairement tirées d’histoires vraies) sont très prenantes et c’est toujours intéressant de voir quelles astuces les prisonnières utilisent pour rendre leur vie un peu moins dure (cafards transporteurs de cigarettes, trafic de chewing-gum clandestin, … et le reste à découvrir dans la série 😉 ).

 

En bref, je conseille vivement Orange is the new black !

Dites-moi en commentaire si vous avez regardé cette série et si vous l’avez aimée ! :p

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