Fréhel, ma belle

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Une envie de changer d’air et de voir autre chose que les éternels (mais si agréables) coins du Sud m’a emmenée en Bretagne du Nord. Bien loin des clichés sudistes définissant la Bretagne comme un pays austère, cette semaine sur la côte d’Emeraude m’a assommée de surprises ! Entre décors sauvages impressionnants, architecture anglaise travaillée et cuisine généreuse, la Bretagne vaut le détour ! Je vous emmène avec moi dans cette semaine de découverte à travers les quelques articles à venir, en commençant par le Cap Fréhel et ses alentours 😊

Le phare du Cap Fréhel : un décor de carte postale

Pour mon pot d’arrivée, le Cap Fréhel m’a offert de belles surprises !

J’ai tout d’abord été étonnée par l’architecture de ce phare carré. Et oui, la sudiste que je suis était habituée aux phares arrondis blanc et rouges… quel cliché ! Celui-ci a été construit en 1946 et ses lumières sont visibles à plus de 50km, ce qui en fait l’un des 5 phares les plus puissants de France !

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Phare du Cap Fréhel – ©Oppia

Deux autres phares ont été construits sur ce site. Le premier date de 1702 et a été créé par Vauban. D’ailleurs, c’est un nom à retenir : Vauban était l’architecte de Louis 14 et a conçu pratiquement toutes les fortifications françaises de cette époque (les citadelles de Besançon, de Saint-Martin-de-Ré, d’Arras, …). Le deuxième phare a été construit 150 ans plus tard, en 1847. Pendant la seconde guerre mondiale, les allemands l’utilisaient comme tour d’observation et l’ont dynamité en 1944.

Tout autour du phare du Cap Fréhel : la Manche.

Le paysage est vraiment impressionnant : de grandes étendues de bruyère surplombent les falaises à pic de 70 mètres et offrent une vue à couper le souffle. De tous les lieux où j’ai pu aller, en France ou ailleurs, je n’avais encore jamais vu ce genre de végétation. Je m’imaginais déjà dans la série Vikings à l’assaut de l’Angleterre !

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Falaises du Cap Fréhel – ©Oppia

Vous connaissez Charlie, ce bonhomme en habits rayés blanc et rouge qui se cache toujours dans des lieux improbables ? Et bien au Cap Fréhel, ce sont plein de petits bonhommes en habits noirs qu’il faut trouver ! Allez, je vous laisse plisser les yeux et zoomer sur l’écran :p

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Falaise du Cap Fréhel – ©Oppia

J’ai mis un certain temps à les déceler ces petites taches noires sur la falaise : des pingouins Torda !

Le cap Fréhel reste un lieu très fragile. Les véhicules ne sont pas acceptés sur place et vous devrez payer 3e par véhicule pour participer au programme de protection et de réimplantation des espèces menacées. Je trouve que c’est une bonne initiative, d’autant plus que cela régule les entrées et on ne se retrouve pas dans un lieu surpeuplé !

 

Le fort la Latte : un lieu chargé d’histoire

Depuis le Cap Fréhel, une balade d’une heure offre des points de vue magnifiques et nous conduit à l’un des châteaux bretons les plus célèbres : le fort La Latte.

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Cap Fréhel – ©Oppia
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Fort la Latte – ©Oppia

Le fort la Latte a servi de décor à plusieurs films : Les Trois Mousquetaires, Les Vikings, Lancelot du Lac, L’Epervier, …

Niché sur un cap rocheux, il offre une vue à 360 degrés imprenable sur la Manche et les falaises. J’ai visité la forteresse bretonne en fin d’après-midi et je peux vous dire que le coucher de soleil depuis le donjon est merveilleux.

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Fort la Latte – ©Oppia

A l’entrée du fort la Latte, une guide en habits d’époque nous raconte, passionnée, les techniques de défense du 14ème siècle : pont-levis, murailles, meurtrières, assommoirs, canons, … Tous ces dispositifs sont encore en place et témoignent de l’ingéniosité de sa construction. Face à ce fort imprenable, Bertrand du Guesclin élabora un plan B en 1379 : au lieu d’attaquer la forteresse, il opta pour le siège. En privant la population d’eau, celle-ci dût se résoudre à se rendre.

Le fort a ensuite appartenu à de nombreux propriétaires privés et a été racheté en 1931 par un passionné d’histoire qui a entreprit de gros travaux de rénovation.

A l’intérieur du château, une pièce est assez remarquable : le four à rougir les boulets. Ce dispositif permettait de chauffer à rouge les boulets de canon pour ensuite les envoyer sur les bateaux ennemis qui prenaient feu. Les fours à rougir les boulets sont très rares car ils ont été peu utilisés : cela consommait énormément de bois et il fallait chauffer le four durant une dizaine d’heure avant qu’il soit prêt. Efficacité zéro ! Néanmoins, deux expressions ressortent de ce dispositif : « tirer à boulet rouge » et « prendre avec des pincettes ».

La grande plage de Sables-d’or-les-pins

Sur le chemin du retour, après une journée bien remplie et des images plein la tête, nous passons par la grande plage de Sables-d’or-les-pins. Cette petite ville a été construire en 1920 et n’a jamais été achevée par manque de moyens. Si la ville en elle-même ne vaut pas le détour, la grande plage de 3km de sable fin est magnifique. Surtout au coucher de soleil. Une baignade dans la Manche semblait obligatoire 😉

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Plage de Sables-d’or-les-pins – ©Oppia

Voilà pour mon premier article sur mon séjour en Bretagne du Nord ! Je pense en faire deux autres : le premier sur Saint-Malo et Dinard (des villes que j’ai vraiment adoré : paysages sauvages, manoirs anglais, eau turquoise, …) et le deuxième sur le célèbre Mont Saint-Michel.

Pour tout vous dire, je suis en pleine réorientation de mon blog et j’essaie de me focaliser sur les thématiques du voyage, de la cuisine et du lifestyle. Je me suis rendue compte qu’en traitant de toutes les choses qui pouvaient m’intéresser (séries, lecture, marketing, …), mon blog perdait en cohérence. Finalement, je préfère me concentrer sur les thématiques « voyage » et « culture » car c’est ce qui me correspond le plus ! N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ce choix ! 😊

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